- Celle qui t'aimait, Bernard Lescure

- Itinéraire d'un enfant du Rock, Thierry Kübler et Belkacem Bahlouli

- Pleins Feux, Catherine Jajolet

- Si c'était à refaire

- Le retour de Capdevielle, Nathalie Delamare

- Numa Bénésech questionne Capdevielle

Jean-Patrick Capdevielle
“celle qui t’amait”

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Vous vous souvenez tous de “Quand t’es dans le désert » (1980), de « Chiquita », « Le long de la jetée », trois belles chansons qui ont, en quelques mois à peine, fait découvrir à Jean-Patrick Capdevielle, ex -journaliste et photographe de mode, le prix de l’or et du platine. Depuis, Jean-Patrick s’était quelque peu exilé, du côté d’Ibiza, pour s’initier à la peinture et faire pousser des bonsaïs, nous offrant un nouvel album il y a trois ans, « Planète X », qui n’a malheureusement pas séduit les foules. La faute à qui ? « Je ne sais pas, nous a confié l’auteur. Mais ce que je peux dire aujourd’hui, c’est qu’il est sorti au moment du changement de direction de ma maison de disques d’alors et qu’à ce moment-là, rien n’était facile ».
Voilà pour le passé. Le présent, ou plutôt l’avenir de Jean-Patrick Capdevielle, semble, quant à lui, bien réfléchi, bien mur et out tracé. Avec un nouveau disque d’abord, « Nouvel Age » (ça va de soi), dont le premier extrait, “Celle qui t’aimait”, est déjà sur toutes les lèvres. Et une foule de nouveaux projets plein la tête.
Côté vinyl, une surprise d’abord : la collaboration de Jean-Patrick avec un certain Romano Musumarra, ce fameux Italien qui a fait le succès de Jeanne Mas et lancé sur orbite cette petite princesse de Monaco « sur laquelle nous n’insisterons pas ». « Quand on m’a dit que Romano souhaitait travailler avec moi, avec le nom qu’il avait, j’ai cru qu’il était Japonais. Et puis, nous nous sommes rencontrés, aussi intimidé l’un que l’autre. Et puis, j’ai découvert en lui un vrai rocker et un excellent guitariste. Ça tombait bien, je voulais faire un album « guitares ».
Et côté projets : outre une tournée de concerts envisagés, mais seulement après avoir écrit de nouvelles chansons encore, Jean-Patrick, Capdevielle est en train de se consacrer à son autre grande passion : le cinéma.

« Je suis associé dans une maison de production avec Paco Rabanne. Nous avons déjà terminé deux films : « Salam Bombay », une fiction de Mirna Neir, qui a été sélectionnée pour la Quinzaine des réalisateurs du Festival de Cannes, et « Steffie », le nouveau film de Joel Séria. Nous sommes également en train de commencer « Ma légion », que nous coproduisons avec la Hongrie. Et puis, j’espère aussi pouvoir me consacrer bientôt à un film sur lequel j’ai commencé à travailler avec Patrick Rambaud, l’un des fondateurs du journal « Actuel ». Il s’appellera « Mort d’un homme élégant » et j’aimerais bien en assurer moi-même la réalisation. »

- Que penses-tu de la télévision française ?
            - Je regarde beaucoup Canal Plus. J’aime bien le ton de Canal. Et leur manière surtout de faire de la télévision. Sans tricher.
            - Tu as trois fils. Ils ont d’ailleurs joué dans le clip de ta chanson « Celle qui t’aimait ». Que font-ils ?
            - Cyril, qui a 23 ans, et David, 18 ans, se consacrent au tourisme. Le plus jeune, Jonathan, n’a que 13 ans, mais il s’intéresse déjà énormément au cinéma. Presque e vrai professionnel.
            - Nous sommes en mai 1988 en mai 1968, que faisais-tu ?
            - Je ne suis pas un nostalgique. Je me souviens quand même… J’étais parmi ceux qui ont « pris » l’Odéon. C’était la grande éruption de la spontanéité et, en même temps, le meurtre du père, ou plutôt du grand-père puisqu’il s’agissait de De Gaulle. On avait tous envie de dire : « Nous sommes des adolescents mais, désormais, il faudra compter avec nous, Désormais, vous ne déciderez jamais de notre sort sans nous consulter. »

Bernard LESCURE.

            « Nouvel Age », 33 tours W.e.a. : « Celle qui t’aimait », 45 tours ; prochain extrait prévu, en octobre prochain : « Double aller simple pour Pékin ».